se déplacer

Se déplacer sans conduire, être accompagné(e)

Avoir l’obligation d’être accompagné dans tous ses déplacements pour assurer sa sécurité à cause d’une épilepsie sévère est un handicap. Ne pas avoir le droit de conduire peut être aussi un handicap !

  • Les coûts liés aux trajets peuvent être pris en compte pour une PCH (prestation de compensation du handicap).

  • Certaines communes ont des services de transport des personnes handicapées ne pouvant se déplacer seules, leurs coordonnées sont à demander à la MDPH.

  • Air France au service des personnes handicapées ou à mobilité réduite“.

  • La SNCF accorde un tarif réduit ou la gratuité à l’accompagnateur de la personne handicapée sur présentation de la carte d’invalidité (avec la mention “besoin d’accompagnement”).
  • Selon votre niveau de handicap, une carte de stationnement vous autorise à utiliser les places de stationnement réservées aux personnes handicapées… et dispense de payer le parcmètre (pas inutile quand la crise d’épilepsie survient, prolongeant le stationnement plus que prévu !). Loi n° 2015-300 du 18 mars 2015 visant à faciliter le stationnement des personnes en situation de handicap titulaires de la carte de stationnement.
    La carte de stationnement est à demander à la MDPH. Cela s’applique aux personnes épileptiques qui ont systématiquement recours à une aide (tierce personne) lors de leurs déplacements extérieurs pour assurer leur sécurité.

  • Certains services de transport en commun ont des tarifs réduits pour les personnes handicapées
  • Une carte d’invalidité “station debout pénible” peut être utile pour accéder aux places assises prioritaires des transports en commun. La demander à la MDPH.
  • si vos crises vous font tomber, autant que possible, laissez-vous la place de tomber en sécurité: éviter de marcher au bord des cours d’eau ou des rues à forte circulation, n’attendez pas le train ou le métro au bord du quai, ni le bus au bord de la rue. Asseyez-vous pour attendre.

Voyager en avion

Conduite automobile

Pendant une crise d’épilepsie où la conscience est partiellement ou totalement altérée, si on est conducteur, on met en danger sa vie et celle des autres usagers de la route. L’arrêté du 31 aout 2010 publié au Journal Officiel le 14 septembre 2010 est très précis sur les critères d’autorisation ou d’interdiction du permis de conduire selon le type de crises et le délai sans crise.

Extraits :

Cet arrêté est une actualisation des conditions minimales requises en matière d’aptitude médicale à la conduite automobile, en ce qui concerne les affections suivantes : troubles de la vision, épilepsie et diabète. Il est destiné à transposer en droit interne les deux directives de la Commission européenne du 25 août 2009 fixant les normes médicales minimales pour conduire un véhicule à moteur.

Principes

Conformément  à l’article  R.412-6 du code de la route, tout conducteur de véhicule doit se tenir constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délais toutes les manœuvres qui lui incombent.

Tant pour le groupe léger que pour le groupe lourd, le permis de conduire ne doit être ni délivré ni renouvelé au candidat ou conducteur atteint d’une affection susceptible de constituer ou d’entraîner une incapacité fonctionnelle de nature à compromettre la sécurité routière lors de la conduite d’un véhicule à moteur. La décision de délivrance ou de renouvellement du permis par l’autorité préfectorale est prise suite à l’avis de la commission médicale départementale ou d’un médecin agréé.  L’avis  adressé  au  préfet  peut  contenir,  si  les  conditions   l’exigent  pour  la  sécurité  routière,  des propositions de mentions additionnelles ou restrictives sur le titre de conduite.

Avant chaque examen médical par un médecin agréé ou un médecin membre de la commission médicale, le candidat  ou le conducteur remplira une déclaration décrivant loyalement ses antécédents médicaux, une éventuelle pathologie en cours et les traitements pris régulièrement.
Un test de conduite par une école de conduite peut être demandé par la commission médicale.
La commission médicale pourra, après un premier examen, si elle le juge utile, demander l’examen de l’intéressé par un spécialiste de la commission d’appel. Ce dernier répondra aux questions posées par la commission, sans préjuger de l’avis de celle-ci.
Epilepsie et Permis de conduire un véhicule du groupe léger (moto, voiture)  ou du groupe lourd (camion, transport en commun…) : extrait de l’arrêté du 31 août 2010.
Conduire alors qu’on est épileptique et qu’on a omis de respecter ces règles de validation médicale du permis expose à ne pas être couvert par son assurance en cas d’accident.

Votre neurologue est votre premier interlocuteur pour évaluer votre capacité à passer ou garder votre permis.

Conduire un véhicule sans permis

A chacun d’évaluer, selon son épilepsie, sa capacité à conduire un deux-roues de moins de 50cc, une voiture sans permis ou un vélo. L’article R412-6 du code de la route s’applique aussi.  Sollicitez l’avis d’un proche qui connait bien votre épilepsie, discutez-en avec votre neurologue, pour une bonne évaluation du risque que vous prendriez ou feriez prendre aux autres.