Un point sur la situation, 9 Novembre

La propagation importante du virus partout en France demande une grande vigilance pour protéger les plus fragiles au risque de CoViD-19 aggravé.

Des enseignements résultent du précédent confinement. Les accueils de jour, de semaine ou de quinzaine n’ont pas fermés. Une certaine liberté d’aller et venir se maintient pour les enfants et adultes en situation de handicap. Familles, soyons hyper vigilants pour protéger les copains fragiles de nos enfants et adultes dans leur établissement ainsi que les membres fragiles de nos familles !

On apprend toujours sur ce virus nouveau.

Les chiffres de la 1ère vague dans les Départements fortement touchés et ceux de cette 2ème vague montrent que :

  • les facteurs de risque de CoViD aggravé sont les mêmes pour les personnes en situation de handicap qu’en population générale.
    • Les familles et établissements qui l’ont vécu rapportent que ceux qui ont peu de symptômes CoViD ont un état épileptique peu impacté.
  • Dans un établissement accueillant des enfants ou jeunes adultes, la CoViD peut se répandre sans symptômes.
    • Bonne nouvelle : les personnes sont souvent asymptomatiques ou ont peu de symptômes, genre rhume ou coup de fatigue passager.
    • Mauvaise nouvelle : dans ces collectifs où les mesures barrière sont difficiles à appliquer, la CoViD peut atteindre les plus fragiles sans que les professionnels aient failli à leur mission de surveillance et de strict respect de l’hygiène.
  • Malgré le strict respect des règles en vigueur, des professionnels peuvent devenir contaminés à leur tour par leur contact rapproché quotidien avec les résidents.
  • Avec les règles bien respectées on ne constate pas de contamination des professionnels vers les résidents ; merci à la vigilance des professionnels !
  • Cela impacte l’organisation, avec des arrêts maladie et des contraintes supplémentaires à appliquer. Il y a besoin des remplaçants, pas toujours facile à trouver, et cela impacte le budget…

Le protocole pour les établissements et services médicosociaux publié le 5 novembre tient compte de tout cela. L’ARS peut édicter des mesures adaptées à la réalité de l’épidémie sur son territoire. Le directeur d’établissement doit prendre des décisions en fonction des risques de la population qu’il accueille.

Comment ça se passe en cas de CoViD dans l’établissement de mon enfant, mon adulte ?

  • Tous les internats, foyers et MAS doivent s’organiser pour prendre en charge des résidents atteints de CoViD-19, sans renvoyer ni les uns ni les autres à leurs familles. Ils peuvent si besoin demander des renforts professionnels lorsque leur équipe est touchée ou lorsqu’ils sont insuffisamment médicalisés.
  • S’il y a un cas confirmé, tous (résidents, professionnels) subissent un test. Dans l’attente des résultats, les sorties sont suspendues, pour éviter la propagation du virus vers les familles.
    • Hors de question que l’établissement ferme en vous demandant de reprendre votre enfant ou adulte. Si c’est le cas, vous pouvez immédiatement alerter l’ARS pour qu’elle apporte le soutien nécessaire à l’établissement afin qu’il assure la continuité de service dans de bonnes conditions, tant pour les malades que pour ceux qui sont négatifs.
    • La CPAM peut contacter les familles de cas positifs, quelque fois avant même que l’établissement ait reçu les résultats.
  • Si vous pensez pouvoir mieux protéger votre enfant ou votre adulte à votre domicile, voyez avec l’établissement comment organiser son départ puis son retour.
  • Si votre enfant ou adulte devait être hospitalisé pour un CoViD aggravé :
    • soit l’établissement a organisé une prise en charge médicalisés dans un lieu dédié sur place (hospitalisation à domicile)

Le savoir disponible se met à jour en permanence.

Pour toutes les questions relatives au handicap voir les documents suivants, régulièrement actualisés

Nous pensons tout particulièrement à ceux qui vivent un épisode CoViD, personnes handicapées, établissements et aidants familiaux. La connaissance de ce virus et de la manière de soigner a bien progressé depuis mars. Mais les chiffres restent implacables : dans les ESMS enfants et adultes en une semaine, en France 2 400 cas de CoViD ont été détectés et 18 décès n’ont pas pu être évités.

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